La réflexologie existe depuis plusieurs millénaires. Elle est pratiquée par diverses civilisations : égyptienne, incas, chinoise, indienne, indiens d’Amérique.

L’Égypte ancienne

Reproduction d’une partie du tombeau d’Ankhamahor 2230 avant J-C

D’après l’Institut du Payprus du Caire, ces hiéroglyphes signifient : « Ne me fait pas mal. », le praticien répond : « je ferai en sorte que tu me remercies. »

Les incas

Certains témoignages rapportent que l’origine du traitement par la réflexologie plantaire remonte aux Incas, très ancienne civilisation du Pérou, datant d’avant le 13ème siècle.
Ceux-là auraient transmis leur savoir aux Indiens d’Amérique du Nord, qui pratiquent encore de nos jours ce type de thérapie, en particulier chez les Cherokees de Caroline du Nord. Dans cette tribu, le massage réflexe des pieds est considéré comme un art sacré, les pieds symbolisant la partie du corps qui relie l’homme à l’univers et aux esprits.

La chine

Il y a plus de 5000 ans, une forme de traitement par pression sur des points au niveau des pieds était connue en Inde et en Chine. Ainsi, il existe, sans aucun doute, un rapport entre la réflexologie et la médecine chinoise traditionnelle, puisque ces deux théories reposent sur la notion d’un vecteur d’énergie reliant les extrémités des mains et des pieds aux organes et aux entrailles.
Par ailleurs, il est rapporté dans les textes, que le célèbre docteur Wang Wei, au IVème siècle avant J-C, traitait ses patients par de fortes pressions des pouces au niveau de la plante des pieds. Ce type de traitement resta inconnu en Occident jusqu’en 1883, date à laquelle un médecin hollandais dénommé Ten Thyne publia un premier traité sur l’acupuncture chinoise.

L’Inde

Pieds Vishnu, Rajasthan, Inde

Dans la tradition hindoue, les pieds de Vishnu sont richement garnis de symboles. Ils sont le symbole de l’unité de l’ensemble de l’univers ; tous les éléments y sont représentés avec des signes. Nous ne connaissons pas la signification précise de chaque symbole, mais certains points correspondent à des points d’anatomie. De même, on ne trouve pas de localisation d’organes sur les pieds de Bouddha, à proprement parler, mais les signes et symboles utilisés renvoient aux planches que nous utilisons aujourd’hui ; symbole de fertilité, de longue vie… 

Les Indiens d’Amérique


De nombreuses tribus indiennes d’Amérique du Nord se soignent traditionnellement par la pratique de la réflexologie plantaire. L’enseignement de cette technique est orale. Jenny Wallace, une indienne Chérokee de la « Blue Bridge Mountain » témoigne, dans l’ouvrage de Christine Issel « Reflexology : Art , science and History », de cet héritage : « Nos pieds marchent sur la terre et, grâce à cela, notre esprit est relié à l’univers ». De même, Jim Rolls est un indien Cherokee qui a été initié par son grand-père à la réflexologie.

L’histoire contemporaine

En Europe

A la fin du XIXème siècle, en Grande Bretagne, les neurologues Sir Henry Head et Sir Mackensie ont élaboré une théorie nommée « les zones de Head ». Dans celle-ci, ils élaborent des cartographies de correspondance de segments de peau avec des organes internes.
En Allemagne, le Dr Alfons Cornelius remarque que le massage d’une zone douloureuse (nommée point de pression) permet de soulager d’autres parties du corps. Il publie en 1902 « Points de pression, leur origine et signification ». En 1911, un allemand, Barczewski parle dans son livre de « Reflexmassage » pour désigner une méthode de soin par pression.

Aux États-Unis

Dr William Fitzgerald

Ainsi, on attribue généralement au DR. William Fitzgerald le développement et la pratique de la réflexologie aux États-Unis. Ses théories sont à l’origine de la réflexologie plantaire que l’on peut qualifié d’occidentale. Pour la distinguer la réflexologie orientale basée sur la médecine traditionnelle chinoise. Le Docteur ORL William H. Fitzgerald, découvre qu’une pression exercée sur une partie de la main ou du pied permet d’anesthésier des zones du corps. Dès lors, Fitzgerald établit ce que l’on nomme la « thérapie des zones ». Il divise le corps en dix zones longitudinales (5 du côté droit et 5 du côté gauche) qui aboutissent à un orteil ou à un doigt. En outre, ces zones restent la base des cartes de réflexologie actuelles. Il découvre que la stimulation de la peau permet d’obtenir une action à distance (une action réflexe) comme l’a fait le Dr Head au XIXème siècle. Ensuite, il transmet ses connaissances au physicien Joe Shelby Riley qui la pratique également sur les oreilles. Par ailleurs, il publie plusieurs ouvrages entre 1919 et 1942 et développe la technique en utilisant le crochet.

Eunice Ingham

Dans les années 30, la kinésithérapeute américaine Eunice Ingham participe aux recherches du Dr. Riley. Elle reprend la théorie et l’affine en concentrant ses recherches sur les pieds. Ainsi, elle vérifia l’emplacement de chaque organe sur le pied en travaillant sur des milliers de cas au sein de l’hôpital St Peterburg à Tampa en Floride. De même, elle mit au point la cartographie que nous connaissons actuellement. En outre, elle a largement contribué à la démocratisation de la réflexologie. Aujourd’hui les différentes méthodes de réflexologie plantaire (énergétique ou symptomatique) s’appuient sur les travaux d’Eunice Ingham. Lorsqu’elle s’arrêta, à 80 ans, c’est son neveu Dwight Byers qui prit la relève. Puis, en 1973, il devint directeur de l’Institut International de Réflexologie (IIR). Donc il se consacra à la pratique et à l’enseignement de la réflexologie. Aussi, il existe d’autres écoles et références : chinoise, sud-américaines, tibétaines, etc.

En France

Paul Nogier est un médecin français qui permis le développement de l’auriculothérapie. Après la visite de quelques patients qui étaient passés chez un guérisseur, Paul Nogier, curieux, s’intéresse à la méthode de celui-ci. C’est ainsi, qu’en 1951 il découvre l’auriculothérapie. C’est une réflexothérapie tégumentaire qui utilise le pavillon de l’oreille comme zone réflexe. Quelques points étaient partiellement connus, mais la découverte réelle revient bien au Docteur Paul Nogier qui émet la première hypothèse. Mais aussi, il dessine la première véritable carte de localisation des points réflexes publiée en 1956. En 1966, il met en évidence le RAC, Réflexe Auriculo Cardiaque. Ensuite, il est renommé VAS par le Professeur Pierre Magnin pour « Vascular Autonomic Signal », parfois aussi nommé « pouls de Nogier ».
De plus, les résultats de ses travaux sont aujourd’hui enseignés. Mais aussi utilisés en Europe, aux États-Unis et même en Chine où est née l’acupuncture. Plus que connus, ils sont même reconnus par l’Organisation mondiale de la santé (O.M.S.).

Aujourd’hui

L’intérêt des médecins pour cette technique s’est progressivement éteint. Probablement à cause de la découverte des molécules chimiques telles que les antibiotiques. Selon les pays, l’usage de la réflexologie est courant ou toléré. Dans les pays d’Europe du Nord, elle y est considérée comme une thérapie. Par conséquent, elle est intégrée dans les systèmes de soin. En Allemagne, il existe un diplôme d’État pour pratiquer la réflexologie. En France, elle est de plus en plus connue. Ainsi de plus en plus de mutuelles remboursent partiellement ou totalement les séances de réflexologie.
Il existe deux approches de la réflexologie. D’une part, l’approche énergétique (basée sur la médecine traditionnelle chinoise). D’autre part, l’approche occidentale (s’inscrivant dans la lignée d’Eunice Ingham). Aujourd’hui, la réflexologie mêle couramment ces deux approches.
• 1 : La théorie des méridiens chinois, qui repose sur la circulation des flux énergétiques.
• 2 : La carte des zones qui permet d’agir sur des points extrêmement précis du corps humain.

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